Rentrée des classes sur Culinographie

Aujourd’hui 1er septembre, je crois bien que l’heure de la rentrée a sonné! Fini la farniente, la bronzette et les vacances, nous voilà avec pleins de nouveaux articles en prévision !
Avant de partir en vacances, nous vous avions laissé avec un sacré débat sur la recherche de son propre style et force est de constater que cela vous a sacrément inspiré. J’espère quand même que vous avez pu laisser vos neurones en ébullition de côté pendant les vacances ! La recherche du style est un thème que nous aborderons de nouveaux, notamment par le biais d’interviews de photographe culinaire professionnel ou amateur, étant donné que le style est sûrement la variable la plus complexe à appréhender dans une photographie.

Nous reparlerons également de technique. Ne croyez pas que vous allez y échapper ! Il y a encore beaucoup de notions à voir pour bien maîtriser son appareil photo. Ouverture, profondeur de champs, iso seront des notions qui ne devraient avoir aucun secret pour vous !

Bien sûr, nous n’oublierons pas le stylisme avec quelques DIY en prévision mais je n’en dis pas plus, il faut que cela reste une surprise !

Mais qui dit rentrée, dit l’heure de reprendre des chemins plus studieux comme par exemple mettre ou remettre le nez dans cet objet étrange qu’est le manuel d’utilisation de votre appareil photo ! Allez, soyons honnêtes, combien parmi vous ont réellement pris le temps de lire attentivement ce manuel ? Je suis sûre que nous avons tous de petites anecdotes à raconter sur le fait qu’on a découvert des petits trucs sur notre appareil qu’on aurait pu découvrir bien longtemps avant si nous avions pris le temps de lire correctement ce manuel ! Pour ma part, il n’y a pas si longtemps (3/4 ans quand même après avoir acheté mon premier réflex), j’ai découvert qu’il y avait dans le viseur un indicateur analogique de l’état d’exposition. Pour avoir une évaluation de mon exposition, je prenais donc une photo et fonction de si elle était sombre ou lumineuse, j’ajustais la vitesse d’obturation. Et pourtant c’était pas faute d’avoir cet indicateur juste sous le nez ! J’aurais lu attentivement mon manuel, cela m’aurait simplifié la vie bien plus tôt !

On ne le répètera jamais assez mais le matériel ne fait pas la bonne photo : le photographe y prend un part largement importante. Faire de bonnes photos implique impérativement de bien connaitre son matériel. Ce gros manuel livré avec votre appareil n’est donc pas là que pour caler les pieds de table. Il faut le lire, voire le relire afin de bien se familiariser avec la bête. Si ce manuel vous semble trop barbant, vous trouverez des livres sur chaque modèle d’appareil photo qui vous expliquent le fonctionnement de votre appareil. Cela concerne essentiellement les reflex, mais cela vous permet d’avoir des exemples clairs des fonctionnalités de votre appareil.

Alors tous à vos manuels ! Interrogation écrite pour la semaine prochaine !

Publié par Parigote -- Le 01 septembre 2011 -- Dans Communauté / Technique 25 commentaires

Chacun cherche son style

Ce n’est pas un article que j’avais prévu d’écrire tout de suite pour Culinographie. Mais il faut bien avouer que depuis la création du site (et bien avant), c’était LA question qui me trottait (et nous trottait, avec Aline et Parigote) dans la tête : comment trouver son style ?

 

On n’avait pas trop envie de vous effrayer (pas tout de suite), car avant de se mettre au stylisme culinaire, il faut bien comprendre les principes de base de la photographie : la fameuse lumière, les cadrages, la composition, etc… autant de sujet que nous allons aborder sur Culinographie (oui, oui).

Mais, force est de constater, suite à l’article très intéressant écrit par Parigote sur son blog, et l’article d’Aline qui l’a suivi, que les questions que nous nous posons, vous vous les posez aussi. Comment trouver son style photographique sans tomber dans la copie, les mêmes mimiques, le « tout pareil »… en témoigne l’uniformisation des photographies culinaires- qu’on voit surtout sur les blogs… et qui peut –à raison- lasser voire exaspérer.

Je vous invite à lire les articles de Parigote et d’Aline qui sont un peu un préambule à cet article.  Loin de moi l’idée de recréer le même genre de billet ici (je pense que vous avez compris- on se pose des questions !) mais finalement, j’ai trouvé que c’était peut-être le moment de partager ici, avec vous, ce que j’ai déjà appris.

 

Petit disclaimer avant tout : je ne me pose pas en « experte » ou en « censeur », car moi-même j’ai l’impression parfois d’utiliser les mêmes ressources visuelles qu’on voit partout, les mêmes accessoires… Eh oui, j’aime aussi le Liberty (et à défaut de pouvoir me payer une robe Sessùn, j’achète des coupons de tissus ! ;))… je n’ai pas encore trouvé mon style, mais une chose est sûre : je cherche ! De plus, ce que nous vous montrons sur Culinographie représente forcément un mélange subjectif de ce qui nous influence et ce que nous aimons toutes les trois… Néanmoins, on veut vraiment que ce blog soit un espace d’échanges et de critiques constructives, c’est pourquoi j’ouvre la discussion ici.

 

Ce Que J’ai Déjà Appris

(je ne vous ferai pas le « ce qu’il me reste à apprendre », ça serait trop long et je pense que Parigote et Aline l’ont bien cerné, hein)

Style photographique Christelle is flabbergastingPhotos tirées de mon blog, où j’essaye de trouver mon style en expérimentant plusieurs lumières/ ambiances/ cadrages et en cherchant à raconter une histoire à travers chaque plat…  © Toutes les photos- Christelle is Flabbergasting


Oui, il est bon de s’inspirer pour trouver son style, sa « visual voice »

Regarder ce qui se fait (et souvent s’émerveiller devant tant de beauté quitte à se trouver ridicule à côté !) mais toujours en cherchant à « recréer à sa sauce », en apportant son point de vue, son grain de sel, sans chercher à copier… L’exemple qui me vient tout le temps à l’esprit est celui de Katie Quinn Davis et son style si particulier, qui a donné un bon coup de pied dans la fourmilière des blogs de cuisine. Aujourd’hui, elle est déjà « imitée »… sûrement la rançon de la gloire et le fait que tout se récupère assez vite dans le milieu fermé de la blogosphère -même la « différence ». Dans tous les cas, on retient qu’elle a réussi à imposer SON style et ça c’est bien.

 

… Mais toujours donner crédit à ceux qui vous influencent

Donc, oui, c’est normal de s’inspirer, c’est comme ça que ça marche depuis la nuit des temps. Mais rien n’est plus débile/ insultant/ et discréditant pour vous au final de ne pas citer votre source d’inspiration (parce que vous ne serez sûrement pas le/ la seul à connaître le travail d’untel ou d’untel) . Pour une série photo sur mon blog, je m’étais inspirée de motifs créés par la styliste Rebecca Newport. Alors oui, j’aurais vraiment adoré avoir l’idée moi-même… mais non. Par contre, j’étais curieuse de tester cette « technique », alors j’ai recrée une série tout en prenant bien soin de créditer l’auteur et d’expliquer pourquoi j’avais aimé son travail. Ça n’enlève rien à votre créativité et surtout vous n’y perdrez pas en crédibilité.

 

Rester curieux

… et par le fait même chercher l’inspiration ailleurs que sur les blogs de cuisine quand on a un blog de cuisine. Par exemple, avant l’internet, on avait ce truc rectangulaire avec des feuilles qu’on tournait : un livre. Mais aussi un magazine. La nature. La ville. Une rue. Une fleur. Les voyages.Un grand monsieur de la mode (Paul Smith de son petit nom) a dit un jour : « l’inspiration est partout ». Cette phrase reste un moteur pour moi et me pousse à explorer.

 

Expérimenter des choses (même si « c’est moche »), sans se mettre la pression

… Pour ne pas s’enfermer dans un carcan. À chaque nouveau billet sur mon blog, je me pose un défi que ce soit dans la composition de la recette, la technique photographique (lumières, cadrages, ambiance…), la prise de vue… ou les trois en même temps. Ça ne se voit pas toujours forcément sur les photos finales (à mon grand dam !), mais quand j’arrive à sortir un peu de ma zone de confort, je suis au bout du compte plus satisfaite. À la longue, en cherchant, je me dis que ça finira par se ressentir dans la photo. C’est aussi ce qui permet de ne pas se lasser et d’avoir le sentiment de toujours faire la même chose.

 

Raconter une histoire

Même si en photo culinaire, on retrouve souvent les mêmes cadrages et angles de vue (vue de ¾, vue de haut, petit bokeh bien maîtrisé (ou non)), il faut s’efforcer de se poser des questions avant même de shooter (en préparant la recette presque) : pourquoi cette recette ? Qu’est-ce-que je veux dire à travers elle ? Quel est le message que je veux faire passer ? Imaginez une photo comme la combinaison de pleins de mots.

 

Se concentrer sur le plat, l’ingrédient

(Je sais, je vous l’avais déjà dit dans l’article sur les fonds, je me permets d’insister.)

Intéressez vous aux reliefs d’un plat, ou d’un ingrédient en particulier. La nourriture « nue », sans artifice est tellement diversifiée en formes, couleurs et textures que, parfois, si l’histoire qu’on raconte s’y prête, il n’y a besoin de (presque) rien d’autre autour ! En photographie culinaire, on cherche avant tout à sublimer la nourriture -sans détourner l’attention sur le décor et les accessoires.

 

Rester simple, humble, et ne pas oublier que « c’est pas comme ça dans la vraie vie »

Nous sommes, pour la majorité, des passionnés de photographie culinaire, pas des professionnels. Nous tenons ou non des blogs de cuisine et nous avons un autre métier à côté. On fait de notre mieux, on a pas tous envie de devenir photographe professionnel et c’est très bien comme ça. Dans ce contexte, il est important de rester humble sur sa pratique photographique, pour laisser place à l’amélioration… et surtout ne pas oublier que les photos de cuisine sur les blogs font seulement partie d’un petit microcosme qui ne représentent pas toute la réalité du métier de photographe et styliste culinaire.

Pour caricaturer, la photographie et le stylisme culinaire, ça n’est pas juste « prendre des cupcakes mignons en photo » : on parle souvent des viandes crues comme d’un exercice de haute voltige pour un styliste/ photographe… c’est vrai pour ça et tout plein d’autres ingrédients et de plats… Sans parler, que dans le cadre d’un photoshoot professionnel, il y a aussi des clients et un directeur artistique dont les désirs ne sont pas toujours facile à combler ! Rien à voir avec un « blog de cuisine  personnel », donc.

 

En guise de conclusion-qui-n’en-est-pas-une, car je vous invite à continuer la discussion…

La question qui me taraude depuis longtemps reste qu’au final, qu’est ce qui fait un style ?

Pour moi –et vous avez le droit de ne pas être d’accord- c’est de réussir à identifier immédiatement l’auteur derrière la photo. De reconnaître sa patte, « sa voix ». Souvent, les lecteurs de mon blog disent « reconnaître mon ton à l’écrit » (quand j’ai écrit pour d’autres plateformes, par exemple), j’adorerai que ces mêmes lecteurs-là disent un jour « quand j’ai vu cette photo, j’ai tout de suite su que c’était Christelle ! » (le kiffe, je vous le dis !) D’un autre côté, je me demande souvent si cela n’impliquerait pas de toujours faire la même chose ? J’imagine que c’est cet équilibre qui reste le plus difficile à trouver.

Le chemin est long (petit Padawan) et il n’y a pas vraiment de raccourci : il faut tester, expérimenter. Un grand philosophe du XXIè siècle et meilleur ami de son état m’a un jour dit « de toute façon, ne fais pas un blog pour les autres, fais-le pour toi !». Et je crois que c’est l’objectif n°1 à ne pas perdre de vue, que ce soit pour un blog, en photographie culinaire, ou en création de manière générale : faites-vous plaisir, sacrebleu !

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Publié par Christelle -- Le 27 juillet 2011 -- Dans Photographie 43 commentaires